A cette occasion, le Président de la République a déclaré que le Protocole de Kyoto ne représentait "qu’un premier pas". Pour M. Chirac, "nous devrons aller beaucoup plus loin : diviser par quatre d’ici 2050 les émissions de gaz à effet de serre de l’ensemble des pays développés".
Pour le Chef de l’Etat, cette démarche doit reposer sur deux principes :
- A l’échelle internationale, il est nécessaire de "réengager les Etats-Unis", non signataires du Protocole, et d’apporter un soutien aux pays émergents afin qu’ils s’engagent "sur la voie d’un développement énergétique propre".
- A l’échelle nationale, il faut que la France "essaie d’aller au-delà de ses engagements de Kyoto" et se montre "exemplaire". Pour cela, M. Chirac a demandé à Serge Lepeltier, ministre de l’Ecologie et du Développement durable, de "réfléchir à de nouvelles incitations afin d’accélérer la réhabilitation énergétique des bâtiments anciens", de renforcer les "normes existantes" dans le secteur automobile et "d’engager, au plan européen, une réflexion particulière sur le secteur aérien".
Un engagement pour l’environnement
L’origine du Protocole de Kyoto remonte à 1992. En effet, c’est lors du Sommet de la Terre à Rio que la communauté internationale avait avait pris conscience du risque de changement climatique.
- Voir le dossier, sur le site du ministère délégué à l’Industrie
Les Etats les plus riches avaient ainsi pris l’engagement de stabiliser en 2000 leurs émissions au niveau de 1990. Mais c’est en 1997, avec le Protocole de Kyoto, que furent adoptés les engagements quantitatifs juridiquement contraignants.
Les pays signataires ont accepté de réduire de 5,5 % leurs émissions de gaz à effet de serre sur la période 2008-2012 par rapport au niveau atteint en 1990. Ces gaz, définis dans une annexe au Protocole, sont :
- le dioxyde de carbone (CO2) ;
- le méthane (CH4) ;
- l’oxyde nitreux (N2O) ;
- les hydrofluorocarbones (HFC) ;
- les hydrocarbures perfluorés (PFC) ;
- l’hexafluorure de soufre (SF6).