Cette journée de solidarité concerne l’ensemble des salariés du secteur privé et de la Fonction publique, qui effectueront une journée supplémentaire de travail. Dans le secteur public, elle se déroulera le lundi de Pentecôte, le 16 mai.

Dans une interview accordée au journal "Le Parisien/Aujourd’hui en France" parue le 22 avril, Catherine Vautrin, secrétaire d’Etat aux Personnes âgées, a indiqué qu’il "n’y aurait pas d’assouplissement en 2005", sur le jour de solidarité.

La ministre a également précisé que sera mise en place "une commission d’évaluation" par le Premier ministre. Cette commission étant "chargée de dresser un bilan de la journée de solidarité dès cette année", Catherine Vautrin souhaite attendre "son constat pour savoir si des évolutions se révèlent nécessaires".

"Les Français ont besoin qu’on leur redise pourquoi il faut se mobiliser pour les personnes en perte d’autonomie. Au moment de la canicule 2003, la perspective de consacrer un jour férié à la solidarité était une perspective lointaine", a-t-elle également noté.

Par ailleurs, Catherine Vautrin a rappelé que "tous ceux qui touchent un revenu du capital seront soumis à une taxe de 0,3% prélevée directement sur les revenus". Mobiliser 2 milliards d’euros

Dans un discours datant du 6 avril, la ministre a affirmé que la "journée de solidarité était une nouvelle expression de la solidarité nationale envers les personnes en perte d’autonomie".

- Voir le site du secrétariat d’Etat aux Personnes âgées

"Grâce à cet effort partagé (...) ce sont 2 milliards d’euros qui seront mobilisés en 2005 en faveur des personnes âgées et des personnes handicapées", a indiqué la secrétaire d’Etat.

"Il faut que les Français se convainquent que la journée de solidarité est le levier nécessaire d’une montée en charge tout aussi indispensable des politiques d’accompagnement de la perte d’autonomie", a-t-elle souhaité.

De même, Catherine Vautrin a expliqué que les entreprises verseront une "contribution (...) correspondant à un jour de productivité annuelle ainsi qu’une contribution sur les capitaux boursiers".